Marché et investissementAnalyse

Marché des substrats pour le biogaz en Pologne : tendances et orientations pour 2026

Le marché des substrats en Pologne est façonné par la concurrence pour l’ensilage, l’offre croissante de biodéchets et le développement du biométhane. Le registre du KOWR recense env. 209 unités de méthanisation agricoles en mai 2026.

Publié le Mis à jour le 4 min de lectureRédaction FeedstockData

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Stanowisko analityka rynku energii: monitory z wykresami notowań na tle rozmytych świateł miasta o zmierzchu.
Illustration : FeedstockData (IA, Google Gemini)

Le marché des substrats pour le biogaz en Pologne connaît un changement de structure : la base d’installations s’étoffe, les unités de méthanisation agricoles se disputent l’ensilage et le lisier, et, en toile de fond, le flux de biodéchets et l’intérêt pour le biométhane augmentent. Selon le registre du KOWR, il y avait en mai 2026 209 unités de méthanisation agricoles, ce qui représente une nette hausse par rapport à 2021 (116) et à novembre 2022 (141).

Ampleur du marché

Le registre des producteurs de biogaz agricole tenu par le KOWR recensait début mars 2026 204 installations appartenant à 170 producteurs, d’une puissance électrique totale d’env. 184,3 MW. Au 28 mai 2026, leur nombre est passé à 209 installations et 175 entités. En mars 2025, il y avait 181 installations. Le rapport « Biogaz i biometan w Polsce 2026 » estime que le nombre total d’installations de biogaz (avec les installations de décharge, de stations d’épuration et communales) a dépassé 400 fin 2025. Les différents recensements donnent des chiffres différents, car ils appliquent des définitions et des dates différentes.

Substrats agricoles

Les ensilages de plantes énergétiques (maïs, seigle, graminées), le lisier et le fumier ont une composition prévisible et une qualité stable, ce qui facilite la conduite du procédé. Ils sont toutefois liés au marché agricole : coûts de production, fermage des terres et prix des céréales influent sur le coût de l’ensilage. Pour les exploitants, ce qui compte n’est pas seulement le coût de la tonne, mais le coût du mètre cube de méthane, ce que traite l’article Planification des besoins en substrats et, en détail, L’ensilage de maïs pour le biogaz. Depuis 2023, ce qui relève du biogaz agricole est déterminé par la liste des substrats figurant dans le règlement (Le biogaz agricole dans la loi sur les énergies renouvelables).

Substrats issus de déchets

Les déchets de l’industrie agroalimentaire, les biodéchets municipaux, les boues d’épuration ou les vinasses de distillerie ont souvent un potentiel méthanogène plus élevé et peuvent donner lieu à une redevance d’entrée (gate fee). Leur disponibilité est toutefois moins prévisible, leur composition variable et la réglementation plus complexe (BDO, exigences sanitaires). Les principes du calcul des coûts sont décrits dans l’article Coûts d’exploitation (OPEX) d’une unité de méthanisation agricole.

Saisonnalité

Les ensilages sont produits principalement pendant la période de récolte et doivent être stockés toute l’année ; les déchets de fruits et légumes connaissent des pics en été et en automne, tandis que les déchets de viande sont répartis plus régulièrement. Les exploitants qui savent changer de recettes avec souplesse obtiennent une plus grande stabilité. La diversification des sources limite le risque : un exploitant dépendant d’un seul substrat est exposé aux fluctuations de prix et de disponibilité. Principes du bilan annuel : Planification des besoins en substrats.

Orientations pour 2026

  • Poursuite de la pression sur les coûts des substrats agricoles, en particulier là où de nombreuses installations se disputent la même zone d’approvisionnement.
  • Offre accrue de biodéchets après l’extension de la collecte sélective, même si la qualité du flux exige un déconditionnement.
  • Développement du biométhane : les nouvelles installations augmentent la demande de substrats à haut rendement (Le marché du biométhane en Europe).
  • Numérisation des achats et des données : comparaison des paramètres des substrats (BMP, MS, MOS) et des prix, facilitée par des plateformes sectorielles ainsi que par les Analyses BMP.

Sans analyses BMP propres et sans bilan de rentabilité, il est impossible d’évaluer de manière fiable quel substrat est la source de méthane la moins chère dans une installation donnée.

Facteurs à suivre

Dans les mois à venir, le marché des substrats sera influencé notamment par : les changements dans le système de soutien du biogaz et du biométhane, le rythme de transposition de la directive RED III en droit polonais (RED III : analyse de la transposition en Pologne), les prix du gaz et des quotas d’émission, les conditions météorologiques affectant les rendements et le rythme de développement de l’infrastructure de collecte des biodéchets dans les communes. Pour un exploitant donné, l’environnement local est parfois plus important que les tendances générales : combien de concurrents utilisent les mêmes sources de substrat et quels sont les coûts de transport réels.

Remarque sur les données

Les recensements du nombre d’installations diffèrent selon la source et la date, et tous ne sont pas officiels. Dans les analyses menées à des fins d’investissement, il faut se référer à l’état actuel du registre du KOWR, aux données de l’URE et aux rapports sectoriels.

Sources

  1. Ile jest w Polsce biogazowni rolniczych w 2026 r.? — GLOBEnergia
  2. Biogaz i biometan w Polsce: bilans sektora na koniec 2025 roku — GLOBEnergia
  3. Biogazownie rolnicze — nowe warunki od 11 września (rejestr KOWR) — gov.pl

Questions et réponses

Combien d’unités de méthanisation fonctionnent en Pologne ?

Selon les données du KOWR (Centre national de soutien de l’agriculture) au 28 mai 2026, le registre des producteurs de biogaz agricole comptait 209 installations appartenant à 175 entités, et le nombre total d’installations de biogaz (y compris dans les stations d’épuration et sur les décharges) dépassait 400 fin 2025.

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