BioLNG et bioCNGActualité
Le Conseil de l'UE a adopté sa position sur FuelEU Maritime et ReFuelEU Aviation
Le 2 juin 2022, le Conseil des transports a adopté une approche générale concernant les règlements FuelEU Maritime et ReFuelEU Aviation. Cela ouvre la voie aux négociations avec le Parlement européen et annonce une demande accrue en carburants à faibles émissions.
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Le Conseil des transports a adopté le 2 juin 2022 une approche générale (position de négociation) concernant deux règlements du paquet « Fit for 55 » : FuelEU Maritime, relatif aux carburants dans le transport maritime, et ReFuelEU Aviation, concernant les carburants dans l'aviation. Cela a permis d'engager les négociations avec le Parlement européen. Pour le secteur du biogaz et du biométhane, ces deux projets revêtent une importance particulière : ils créent une demande en carburants à faibles émissions dans des secteurs où l'électrification est difficile.
Ce qui change
FuelEU Maritime introduit une obligation de réduction progressive de l'intensité des émissions de gaz à effet de serre de l'énergie consommée par les navires. Il s'agit d'un calcul « du puits à la roue », qui inclut non seulement les émissions de CO₂ issues de la combustion, mais aussi l'ensemble de la chaîne de production du carburant et les émissions de méthane. Pour cette raison, les carburants à faible empreinte carbone deviennent attractifs : biocarburants, bio-GNL, e-carburants, ainsi que l'hydrogène et ses dérivés.
ReFuelEU Aviation impose aux fournisseurs de carburants aériens l'obligation de mélanger des carburants aériens durables (SAF) dans des proportions croissantes. Bien que les principales technologies reposent sur les biocarburants issus de déchets et les carburants synthétiques, le biogaz et le biométhane pourraient constituer une matière première pour leur production à plus long terme.
Importance pour le secteur en Pologne
Pour les producteurs polonais de biogaz, FuelEU Maritime revêt une importance concrète. Les navires alimentés au GNL peuvent réduire leur bilan d'émissions en s'approvisionnant en bio-GNL. Cela crée un marché pour le biométhane liquéfié dans les ports, y compris potentiellement dans les ports polonais. En revanche, le secteur aérien recherchera des matières premières résiduelles, ce qui pourrait accroître la concurrence pour les graisses, les huiles usagées et autres résidus.
Il est important de noter que ces réglementations font référence aux principes de durabilité et de certification issus de la directive sur les énergies renouvelables. Un producteur de biométhane souhaitant vendre son gaz sur le marché des carburants pour les transports doit s'attendre à devoir certifier ses matières premières et documenter le bilan massique.
Le méthane dans le calcul des émissions
Pour le gaz liquéfié, un point critique réside dans la manière dont est comptabilisé le « glissement de méthane », c'est-à-dire le gaz non brûlé s'échappant du moteur. Les dispositions de FuelEU Maritime prennent en compte ce facteur, ce qui réduit l'avantage climatique du GNL fossile, mais permet au bio-GNL de continuer à afficher un bilan favorable. Pour les producteurs, cela signifie que non seulement les matières premières sont importantes, mais aussi la qualité et les garanties de limitation des émissions de méthane sur l'ensemble du parcours, de l'installation jusqu'au navire.
Prochaines étapes
Après l'adoption de la position du Conseil, les négociations tripartites avec le Parlement et la Commission vont débuter. Les thèmes clés incluent les trajectoires de réduction des émissions, les règles de comptabilisation du méthane et la possibilité de prendre en compte les carburants renouvelables d'origine non résiduelle. Le résultat de ces discussions déterminera l'ampleur de la demande en bio-GNL dans le transport maritime après 2025.




