BioLNG et bioCNGActualité
L'OMI reporte d'un an l'adoption du cadre mondial net-zero pour le transport maritime
Le 17 octobre 2025, la session extraordinaire de l'Organisation maritime internationale a reporté d'un an la décision concernant l'adoption formelle du Net-Zero Framework pour le transport maritime. Pour le bioGNL, cela signifie une dépendance prolongée aux réglementations de l'UE.
Autres versions linguistiques : Polski, English, Deutsch, Español, Italiano, Nederlands.

La session extraordinaire du Comité de la protection du milieu marin de l'Organisation maritime internationale (OMI) a décidé le 17 octobre 2025 de reporter d'un an l'adoption formelle du Net-Zero Framework, c'est-à-dire du cadre mondial de réduction des émissions du transport maritime international approuvé en avril. Cette décision signifie que la norme mondiale sur les carburants et le mécanisme de tarification n'entreront pas en vigueur à la date prévue par les partisans et que l'incertitude réglementaire pour les armateurs et les producteurs de carburants renouvelables se prolonge.
Contexte
En avril 2025, l'OMI a approuvé un projet de cadre combinant deux piliers : une norme d'intensité des émissions de GES de l'énergie consommée à bord et un mécanisme de paiement pour les dépassements ou les transferts d'excédents de conformité. Une session extraordinaire en octobre était nécessaire pour l'adoption formelle. Certains États et délégations ont émis des réserves concernant les coûts et les impacts sur le commerce, ce qui a conduit à reporter d'un an la décision d'adoption formelle du cadre. Les étapes suivantes nécessaires à sa mise en œuvre ont également été suspendues.
Conséquences pour le marché des carburants maritimes
Pour les armateurs, cela signifie que la planification des investissements dans la flotte et les carburants doit toujours prendre en compte deux voies : les réglementations régionales (FuelEU Maritime, le système d'échange de quotas d'émissions couvrant le transport maritime) et les réglementations mondiales incertaines. En pratique, les armateurs accostant dans les ports de l'UE sont soumis aux exigences européennes, indépendamment des décisions de l'OMI.
Pour le marché du bioGNL, le signal est double. D'une part, la demande européenne reste stable : les premières opérations de soutage de bioGNL depuis une barge ont eu lieu en juillet 2025 à Barcelone, et les armateurs commencent à utiliser les quotas de conformité. D'autre part, l'absence de cadre mondial limite les possibilités d'exportation de biométhane vers les régions sans exigences locales et ralentit les décisions de construction de grandes installations de liquéfaction.
Importance pour le secteur en Pologne
Le marché polonais du bioGNL en est à ses débuts : les installations prévues, telles que l'unité de méthanisation d'Orlen à Głąbów avec un module bioGNL, sont principalement destinées au transport routier. Pour les ports de la Baltique, il est important de noter que la demande en carburants maritimes à faible intensité d'émissions sera façonnée par les réglementations de l'UE, et non – dans un avenir proche – par les réglementations mondiales. Les producteurs de biométhane prévoyant de vendre pour le transport maritime devraient donc sécuriser des certificats de durabilité conformes à la directive RED et assurer le suivi dans la base de données de l'Union, car c'est la voie la plus éprouvée.
Points à surveiller
Les observateurs du marché devraient suivre la date de la prochaine session de l'OMI ainsi que les éventuelles modifications des réglementations européennes, y compris la révision de FuelEU Maritime. Le report ne signifie pas l'abandon du cadre – il implique un décalage des négociations, au cours desquelles les États insulaires, les États producteurs de carburants et les États de pavillon auront leur mot à dire.




