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Corée : réforme des coefficients REC pour la biomasse — fin des certificats pour la co-combustion dans les sociétés publiques dès 2025
La Corée a annoncé le 18 décembre 2024 une réduction progressive des coefficients REC pour la biomasse : les sociétés publiques perdent les certificats de co-combustion dès 2025, les sociétés privées dès 2026. La biomasse forestière nationale conserve ses coefficients.
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La Corée du Sud réduit le soutien à la biomasse dans le système RPS. Selon l’analyse de l’organisation Solutions for Our Climate, les autorités ont annoncé le 18 décembre 2024 une réduction progressive des coefficients REC : dès 2025 pour les sociétés publiques, dès 2026 pour les sociétés privées. L’exception est la biomasse nationale issue des forêts, qui conserve des coefficients élevés.
Sociétés publiques
Une centrale à biomasse dédiée brûle exclusivement de la biomasse, tandis que la co-combustion consiste à brûler de la biomasse avec du charbon dans une centrale à charbon existante. La réforme traite ces deux modes différemment.
Selon l’analyse examinée, les changements sont les plus rapides pour les sociétés publiques : - les coefficients des centrales à biomasse dédiées tombent dès 2025 au tiers des niveaux actuels ; - la co-combustion dans les centrales publiques ne reçoit plus de REC dès 2025.
Les nouvelles centrales à biomasse ne recevront pas de REC dès 2025 ; l’exception concerne les projets disposant de permis d’exploitation approuvés ou en cours de construction, qui relèvent du calendrier applicable aux installations existantes.
Dans le RPS, le coefficient REC correspond au nombre de certificats octroyés pour 1 MWh. Une baisse du coefficient agit donc comme une baisse du niveau de soutien : la même énergie rapporte moins de certificats.
Sociétés privées
Dans le secteur privé, les changements commencent en 2026 et sont étalés dans le temps. Les coefficients des centrales dédiées diminuent selon l’âge des installations, et les installations plus récentes conservent des coefficients élevés même dans les années 2040. La co-combustion dans les centrales privées perd progressivement ses coefficients, et ce processus doit, selon l’analyse, durer plus d’une décennie.
Ce qui ne change pas
Le coefficient pour la biomasse inutilisée issue des forêts nationales (résidus forestiers) reste élevé et inchangé. Les installations Bio-SRF, qui produisent un combustible solide à partir de déchets de bois et d’autres matières végétales, restent également inchangées (le SRF est un combustible solide de récupération issu de déchets).
Contexte
C’est une nouvelle étape dans la réduction du soutien à la biomasse importée. En juillet 2020, le ministère coréen MOTIE a réduit de moitié le nombre de REC pour la co-combustion de granulés de bois importés, à 0,5 REC/MWh, et en décembre 2021 l’obligation RPS a été relevée pour les grands producteurs, comme nous le présentons dans un article distinct.
Signification
Dans un système à coefficients REC, le régulateur peut modifier la rentabilité de toute une technologie par une seule décision, sans modifier la loi. Le changement de cap est clair : l’importance de la biomasse nationale augmente, tandis que celle de la co-combustion et des combustibles importés diminue. Pour les investisseurs, cela signifie un risque réglementaire lié aux coefficients REC, qui peuvent être modifiés par décision du ministère. Le biogaz issu de déchets organiques est régi en Corée par une loi distincte, assortie d’obligations de production (voir l’article sur la loi sur le biogaz).
Sources
Questions et réponses
Les changements concernent-ils le biogaz ?
La source évoquée traite de la biomasse solide (cogénération, centrales dédiées, biomasse forestière). Le biogaz n'y est pas abordé.





