BiométhaneActualité
La France adopte la PPE : 14 à 22 TWh de biométhane injecté dans le réseau d’ici 2028
Le décret 2020-456 du 21 avril 2020 a établi la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) française. Objectif pour le biométhane injecté : 6 TWh en 2023 et 14 à 22 TWh en 2028.
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Le décret français n° 2020-456 du 21 avril 2020, publié le 23 avril, a adopté la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) couvrant les périodes 2019–2023 et 2024–2028. Pour le biométhane, cela a fixé une trajectoire claire : 6 TWh injectés dans le réseau en 2023 et 14 à 22 TWh en 2028, en fonction de la mesure dans laquelle il serait possible de réduire les coûts de production.
Ce que contient la programmation
La PPE est le document fondamental de planification énergétique en France. La mise à jour de 2020 a modifié les hypothèses précédentes : l’objectif pour 2023 a été abaissé à 6 TWh, contre 8 TWh initialement prévus. La fourchette de 14 à 22 TWh pour 2028 reflète une marge d’incertitude — les valeurs les plus élevées dépendent de la réduction des coûts et des politiques de soutien. La production totale de biogaz était prévue à hauteur de 24 à 32 TWh en 2028, dont 14 à 22 TWh sous forme de biométhane injecté dans le réseau. La programmation définit donc uniquement un cadre ; les niveaux de soutien pour chaque installation, y compris les tarifs garantis, sont déterminés par des réglementations distinctes et des procédures d’appels d’offres.
Pourquoi est-ce important
En 2020, la France était l’un des marchés du biométhane les plus dynamiques d’Europe. Selon le rapport du projet REGATRACE de 2020, la production de biométhane en France s’élevait à environ 1,2 TWh. Un système basé sur des tarifs garantis et des procédures simplifiées de raccordement au réseau a favorisé les unités de méthanisation agricole injectant du gaz dans le réseau de distribution.
Quelles conséquences pour la Pologne
En Pologne, en 2020, il n’existait pas encore de réglementation pour le biométhane injecté dans le réseau, et le secteur entamait tout juste des discussions avec le gouvernement. L’expérience française a montré que le développement du marché nécessitait trois éléments : des objectifs quantitatifs clairs, des mécanismes de soutien stables et des procédures simplifiées de raccordement au réseau.
Et ensuite
La PPE française a fait l’objet de corrections ultérieures. Pour le secteur, l’essentiel n’était pas seulement le volume de biométhane prévu, mais aussi la capacité de l’État à garantir le financement du programme, dans lequel une partie du soutien passait des tarifs aux certificats. Cette approche — combinant des objectifs volumétriques avec une obligation de marché pour les fournisseurs — était l’un des modèles envisagés dans d’autres pays.
Comment fonctionne le soutien en France
Le soutien à l’injection de biométhane en France reposait sur des tarifs garantis pluriannuels. Les gestionnaires de réseaux gaziers, dont GRDF, collaboraient avec les producteurs pour le raccordement des installations répondant aux exigences techniques. Le raccordement au réseau et les règles de répartition des coûts d’extension étaient, en pratique, l’un des facteurs clés du rythme de développement du marché, car ils réduisaient le risque d’investissement pour les agriculteurs et les sociétés locales.
Pourquoi les objectifs évoluent
L’objectif pour 2023 a été revu à la baisse, car le rythme de croissance des installations et la baisse des coûts de production n’ont pas suivi les prévisions initiales. Cela illustre typiquement la manière dont est planifié le marché du biométhane : les objectifs volumétriques sont ajustés en fonction des progrès technologiques, de la disponibilité des financements et du rythme d’obtention des autorisations. Pour les investisseurs, la transparence de ces ajustements et la stabilité des mécanismes de soutien, malgré les modifications des objectifs, sont essentielles.





